Exceptionnelle paire d’appliques à cinq lumières…

Lot 216
40 000 - 60 000 €
Résultats avec frais
Résultat: 48 100 €

Exceptionnelle paire d’appliques à cinq lumières…

Exceptionnelle paire d’appliques à cinq lumières en bronze finement ciselé ou doré à l’or mat et à l’or bruni, sous la forme d’un angelot supportant les bras de lumière en forme de trompes et sonnant de deux d’entre-elles ; ils reposent sur des consoles à enroulements et feuilles d’acanthe se terminant par un mufle de lion et un culot à fleuron à gland. La platine en torche enflammée.

Epoque Empire.

H : 74 - L : 38 - P : 21cm



Attribuées à André-Antoine Ravrio



La composition particulièrement originale de ces appliques s’inspire plus ou moins directement de modèles créés dans la seconde moitié du XVIIIe siècle par quelques célèbres ornemanistes ou bronziers parisiens de l’époque, notamment d’un modèle à succès, déclinant un dessin préparatoire de Jean-Louis Prieur, sur lequel un enfant, porté par un entablement en console, tient des guirlandes de laurier (voir H. Ottomeyer et P. Pröschel, Vergoldete Bronzen, Die Bronzearbeiten des Spätbarock und Klassizismus, Munich, 1986, p.173, fig.3.5.7) ; ainsi que d’un second type d’appliques, toujours à figure de putto, qui est paru dans F.J.B. Watson, The Wrightsman Collection, Volume II, 1966, p.421. Le modèle décline également les appliques dites « à cors » ou « trompes » de chasse qui font leur apparition dans les premières années du Néoclassicisme parisien du règne de Louis XV et qui connaîtront un grand engouement jusque les toutes premières décennies du XIXe siècle ; ainsi le bronzier Claude Galle livre en décembre 1809 une suite de quatre appliques à décor de trompes de chasse pour le Petit Trianon (illustrées dans D. Ledoux-Lebard, Versailles, Le Petit Trianon, Le mobilier des inventaires de 1807, 1810 et 1839, Paris, 1989, p.98). Enfin, relevons particulièrement que le dessin inédit des appliques que nous proposons suggère un modèle de commande tout spécialement créé vers 1805-1810 pour l’un des grands amateurs parisiens de l’époque ; l’exceptionnelle qualité de leur ciselure et de leur dorure nous permet de les rattacher à l’atelier de l’un des meilleurs bronziers du temps : André-Antoine Ravrio, auteur notamment d’un lustre à figures de putti réalisés dans le même esprit qui est exposé à l’Hôtel de La Vaupalière à Paris.



André-Antoine Ravrio (1759-1814) figure parmi les plus importants bronziers parisiens de l’époque Empire. Fils de fondeur et apparenté par sa mère à la famille de l’ébéniste de Marie-Antoinette, Jean-Henri Riesener, il se forme dans l’atelier familial, accède à la maîtrise de fondeur en 1777 et installe son propre atelier quelques mois après la Révolution. Rapidement, il connaît une grande notoriété et devient l’un des fournisseurs attitrés du Garde-meuble impérial en participant, aux côtés de ses confrères Pierre-Philippe Thomire (1751-1843) et Claude Galle (1759-1815), au réaménagement des principales résidences de Napoléon et à la fourniture de nombreux bronzes d’ameublement pour les grandes personnalités de l’époque, notamment certains maréchaux d’Empire. De nos jours, certaines de ses réalisations appartiennent aux collections du Mobilier national à Paris.
Mes ordres d'achat
Informations sur la vente
Conditions de ventes
Retourner au catalogue
MILLON DROUOT
19 rue Grange-Batelière
75009 Paris
T. +33 (0)1 48 00 99 44
contact@millon.com


MILLON TROCADÉRO
5 avenue d'Eylau
75116 Paris
T. +33 (0)1 47 27 95 34
contact@millon.com