Ce qui caractérise le mieux la collection Aurance, c’est la recherche de la vérité archéologique. Un objet sorti de terre doit être présenté tel quel. Pas de résurrection grâce à la magie d’un talentueux restaurateur. La folie du parfait état pour certains collectionneurs a poussé, parfois, le milieu marchand a leur donner satisfaction. Ce qui conduit à ce que j’appelle les objets «photoshop» : Aucune cassure, aucune fêlure. Alors, on rebouche , on recolle et on complète. Voici l’objet parfait. C’est ainsi que la beauté des mannequins est magnifiée dans les magazines. L’effet photoshop. !! Heureusement il y a des exceptions. Jean et Manichak Aurance ont compris que le fragment d’un objet créé par un grand sculpteur apportait plus d’émotion que l’objet complet de faible facture. C’est le point important qui doit nous conduire dans l’analyse et l’acquisition des objets Aurance… Attention : il y a des «gueules cassées» qui sont des chefsd’œuvre. Gérald Berjonneau co-auteur de «chefs-d’œuvre inédits de l’art précolombien»-Payot 1985